l'écriture...

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l'écriture...

Message par TeddyBear le Mer 2 Déc - 17:53

Des passions, j'en ai plein, des passions qui ne se ressemblent pas à vrai dire.
Autant la photographie et l'équitation sont deux choses qui s'allient entre elles ... autant... avec l'écriture, c'est plus compliquer, même si les livres sur les chevaux sont nombreux... C'est pas un lien direct quoi.

Moi, j'aime écrire. Pas depuis bien lontemps, c'est tout nouveau :)
J'ai créé une histoire, c'est celle de Ruby.
Je vous la met ici car j'aime faire partager mes passions...

je vous met déjà ... le résumé, de moins quelque chose qui y ressemble ^^
> et d'avance, désolé pour les fautes d'orthographe, de grammaire mais surtout de conjugaison ^^

"La vie est un long fleuve, mais qui est loin d'être tranquille. Elle est semée d'embuches, de troncs d'arbres à la dérive, de tourbillons qu'on a parfois du mal à éviter.
Un jour, un coup de vent nous fait chavirer et on coule.
Quelque fois, une branche nous aide à remonter à la surface,
Quelque fois, la branche casse et une pierre aide les flots à nous engloutir.
Ma vie n'est pas un fleuve mais un océan déchaîné,
Ceci est mon Histoire. "


.....

je vous met aussi le Prologue pendant qu'on y est !

Je marchai d'un pas pressé dans les ruelles sombres, aussi vides que celles d' un village fantôme, glacée par le vent de cette nuit de Décembre, serrant mes bras contre moi dans l'espoir de réchauffer mes pauvres muscles endoloris. La faible lumière de l'unique lampadaire clignotai, l'ampoule semblait avoir vécu plus que moi. Elle eut un dernier soubresaut avant de s'éteindre, emportant la ruelle avec elle dans les ténèbres. J'accélérai un peu plus le pas, trottinant presque, des larmes commençaient à couler sur ma joue rosie, à cause de la brise glaciale qui assaillait mes yeux. Mes doigts étaient tellement froids que j'aurais pu les casser comme un bout de bois séché. De fins poils blancs, quasi semblables à la neige qui recouvrait le sol, étaient éparpillé inégalement sur ma veste.
Mes mèches brunes rebondissaient devant mes yeux, me cachant parfois la vue au grès du souffle hivernal. J'essuyai mes joues humides que le froid grignotait un peu plus chaque secondes, d'un revers de manche avant de fourrer mes mains dans mes poches guère plus chaudes que l'air environnant.
Je soupirai quand je fus enfin devant la vielle bâtisse aux murs recouverts de lierre qui me servait de logis. Une bouffé de chaleur m'envahit quand je rentrai à l'intérieur, créant un bien-être immense en moi. Je pliai et dépliai mes doigts faisant craquer mes phalanges gelées. Une vielle femme aux cheveux grisonnant et au visage marqué de rides sévères apparut devant moi, tenant une cuillère en bois dans la main droite et abordant un tablier blanc cassé à fleurs rose. Son aura froid me glaça le sang, au même titre que les bourrasques de vent qui s'agitaient dehors.

- Ah enfin tu es là ! S'exclama ma grand-mère de sa voix grave. J'ai bien cru que nous allions devoir nous passer de dinde pour Noël !

En entendant ces quatre lettres sortirent de sa bouche, je frissonnai, je n'avais jamais aimé Noël, cette fête où tout le monde était sensé être joyeux, en famille. Je soupirai, si seulement j'en avais une !

- Tu aurais pu te dépêcher un peu, il ne me reste guère de temps pour faire mon diner, morigéna-elle.
- Excusez-moi, grand-mère, dis-je en baissant les yeux.

Je n'avais pas l'habitude de baisser les yeux, généralement, c'était les gens qui baissaient les yeux devant mon regard, et non le contraire. Mais voilà, la personne qui était devant moi était ma grand-mère, mais aussi une de mes plus grande peur.

- Tu peux l'être, excusée, lança-elle en posant ses yeux cristallins sur moi. Alors, où est-elle cette dinde ?

Je lui tendis le lourd sac plastique que j'avais porté sur plus de deux kilomètres. Elle l'empoigna et retourna dans la cuisine, faisant virevolter sa longue jupe derrière elle. La cuisine, c'était le seul endroit de la maison où seul elle était autorisé à entrer, pas un domestique n'en avait la permission, moi encore moi. Je m'autorisai enfin à respirer, une odeur de nourriture assaillait mes narines, me donnant envi de vomir. Oh bien sur ça devait être excellant, mais l'air était trop chargée pour moi. Je daignai enfin à enlever ma veste, la secouant un peu afin d' enlever les poils et les flocons de neige qui n'avaient pas fondu avant de la pendre au porte-manteau de l'entrée. La maison était uniquement éclairée par des bougies, pour cause, le village entier était dans l'obscurité la plus totale, le vent et la neige avaient eut raison des câbles électriques. Je passai devant la salle à manger où trônait une immense table mais où seulement deux assiettes étaient installées. Pourquoi en mettre plus alors que seulement deux personnes habitaient ici. Cette grande demeure était bien trop grande pour nous, elle était vide, hantée par le souvenir de ma mère. Je secouai la tête, je ne devais pas penser à ça, je me l'étais interdit, surtout aujourd'hui.

Après avoir monter les trois escaliers bois, évitant de faire grincer certaines marches, j'entrai dans ma chambre, la porte était ouverte. Ma chambre était immense, elle faisait plus de la moitié du troisième étage. Elle n'était pas bien remplie, il y avait un lit double en face d'une télé, un bureau où trônait mon ordinateur et ma chaîne hifi. Un autre meuble était rempli de CD et de DVD alors qu'un autre comportait des centaines de livres, allant des plus grands classiques aux plus récents romans de science-fiction et de magazines. Un panier était au pied de mon lit, à l'intérieur, une énorme boule de poils noire dormait paisiblement. C'était Bounty, mon chien. Quand il m'entendit entrer, il redressa la tête, laissant apparaître une ligne de poils blancs qui partait de bas de la tête jusqu'au ventre bordé de marron, et émit un petit jappement joyeux.
Il se leva et vint m'accueillir. Je lui donna une caresse affectueuse et il retourna à sa place. Je m' affalai sur la chaise de bureau et repris ma lecture là où je l'avais laissée la veille.

Seul le bruit des fourchettes contre l'assiette brisait le silence, la cuisine était excellente, comme d'habitude, pourtant, mon assiette était presque intacte. Oliver, un des domestiques à ma grand-mère, entra dans la salle à manger. C'était un homme d'une trentaine d'années qui venait d'une école d'hôtellerie en Finlande. Je me demandais toujours ce qu'il faisait dans un endroit aussi pommé qu'ici.

- Ah Oliver, vous voilà, veuillez débarrasser, lui dit ma grand-mère sans même lui accorder un regard. Et pensez à amener les desserts.
- Bien sur, Madame, répondit-il de son drôle d'accent.

Ma grand-mère était pitoyable, jamais elle n'adressait la parole à ses domestiques, si ce n'est pour donner des ordres, pour elle, ça ne servait à rien de parler à «ces gens là» parce qu'ils ne sont pas «de la même classe sociale». Tu parles, c'est elle le cas social si vous voulez mon avis. C'est pour ces raisons que je ne parlais presque pas à ma chère grand-mère, les seules fois où je devais lui parler, c'est elle qui engageait la conversation. Tous les domestiques de ma grand-mère, et ils étaient nombreux, palefreniers, majeurs d'hommes, femmes de ménages, jardiniers et j'en passe, m'évitaient, la plupart du temps. Surtout à cause de mon statut, la petite fille unique du grand patron. Lorsqu'ils m'adressaient la parole, s'était uniquement sur demande de ma grand-mère.

- Qu'as tu fait pour arriver autant en retard pour m'apporter ma dinde, Ruby ?
- Euh... En faite, je suis tombée à plusieurs reprise à cause du verglas, commençai-je à bafouiller, et puis, je me suis tordue la cheville, ajoutai-je.

Elle n'ajouta pas un mot. Heureusement pour moi, elle ne vit pas que je commençais à rougir. Je n'ai jamais été une bonne menteuse. En réalité, j'étais à l'écurie, je parlais avec Silver. Je lui parlais souvent, je lui confiais tous mes secrets, mes craintes, mes joies. J'étais sure qu'il me comprenait, son regard était si expressif. Quand j'étais heureuse, il l'était avec moi, quand je pleurais, il pleurait aussi. C'était mon seul véritable ami.
Je finis de manger mon dessert, un succulent fondant au chocolat. Bounty entra dans la pièce, de son allure dansante.

- Il faudrait penser à éduquer ce chien, remarqua ma grand-mère.
- Pourquoi donc ?
- Ne crois pas que je ne l'ai pas entendu aboyer tout à l'heure.
- Il me disait simplement bonjour, répliquai-je.
- Quand je dis bonjour, moi, je ne fais pas autant de bruit.

Je ne relevai pas, pas la peine avec ce genre de personne. A la fin du repas, je retournai dans ma chambre. Plusieurs cadeaux étaient posés sur mon lit. Je soupirai, je n'avais besoin de rien. Je m'assis à côté, faisant attention à ne pas en écraser. Il y avait tout un nouvel équipement flambant neuf pour mon cheval. Je descendis dire merci à ma grand mère puis remontais dans ma chambre. Je m'étalai sur mon lit et fixai le plafond. Bounty vint se mettre à côté de moi.
Je le caressai tout en repensant à des choses auxquels je n'aimais pas penser. Dix ans que je n'avais pas fêter Noël avec ma mère, au moins quinze avec mon père. En parlant de ce dernier, il aurait pu mourir que je n'en saurais rien. Il n'avait jamais été là pour moi, il avait quitté ma mère alors que je n'étais qu'un nourrisson. j'habitais chez ma grand-mère depuis que ma mère avait péri dans un banal accident de voiture, j'avais alors neuf ans. Ma grand-mère, aussi puissante et riche qu'elle était, possédait un haras où était rassemblé les meilleurs chevaux de la région, elle avait voulu tout vendre à la mort de sa fille. Ma mère m'avait transmis sa passion pour l'équitation et son amour pour les chevaux, je ne pouvais m'en passer aujourd'hui.
Ma grand-mère ne voulait pas que je parte de la maison, malgré que je sois majeur depuis un an, pour elle, les études ne me serviraient à rien puisque j'étais amenée à prendre en main le haras à sa mort. Je m'en réjouissais, travailler avec les chevaux étaient mon rêve depuis que j'étais toute petite. Mais, je me sentais prisonnière, maitenant, mon rêve n'était plus de rester ici toute ma vie, mais de partir, partir loin, loin de tous ces souvenirs. Ma mère m'avait acheté Silver Star, un holstein gris pommelé, fils d'un grand champion de CSO dont il avait hérité son coup de saut extraordinaire, juste avant sa mort, c'est pour ça qu'il compte beaucoup à mes yeux.
Je continuai à caresser Bounty, ce chien a toujours été là pour moi, au même titre que Silver Star. Après quelques minutes, je me mis en pyjama puis allais vers mon étagère à DVD. Je farfouillai dedans, cherchant quel film je pouvais bien regarder, un soir de Noël. Je n'en trouvai aucun d'adapter à la situation. je me levai et entrouvris doucement la porte pour ne pas la faire grincer.
Un silence de mort régnait sur la demeure. Je la refermai puis allai vers mon dressing. Je mis mes affaires d'équitation, restai pieds-nus pour ne pas faire de bruit dans les escaliers et sortis de la maison. Une fois dehors, j'enfilai mes boots et mes chaps en cuirs, heureusement que j'avais pris un bon pull car le froid me mordait déjà la peau. Je marchai quelques minutes en direction du haras, mes pas laissaient leurs traces dans la neige au fur et à mesure que j'avançai. Enfin arrivée à l'immense domaine, je me faufilai dans l'écurie. Je caressai tous les chevaux jusqu'à ce que j'arrive au fond de l'écurie, où une tête grise sortait du box. Je m'avançai vers elle et le caressai. Je n'avais pas besoin de lumière, je connaissais l'emplacement de chaque cheval. Le souffle chaud de Silver vint me chatouiller les narines. Après une dernière caresse, je me dirigeai vers la sellerie, j'ouvris la porte grâce aux clés que j'avais pensé à prendre. J'entrai dedans et pris les anciennes affaires de Silver Star. J'avais oublié de prendre les nouvelles qui étaient restées bien sagement au chaud dans ma chambre. Je le brossai, puis le sellai. Je le fis sortir de l'écurie et l'emmenai au manège. Avant d'entrer, j'allumai la lumière.
Le manège et les carrières étaient alimentés grâce à des panneaux solaires, donc pas besoin d'électricité. Après avoir refermer le manège, je montai sur Silver Star et commençai à le détendre, au pas, au trot et pour finir au galop. Le manège était très grand, presque autant qu'une carrière. Un parcours d'obstacle y était déjà installé. Je sautais quelques barres. Puis enchaînai avec le parcours. Silver ne sautait pas. Il volait. J'adorai les sensations fortes que nous procuraient le saut d'obstacle, c'était comme les montagnes russes dans les parcs d'attractions. Après une heure d'entraînement, je descendis. Je lui enlevai la selle et le filet puis remontai dessus. Ça m'arrivais souvent de faire ça. Monter en totale liberté. Depuis le temps que j'avais Silver, on s'était instauré une confiance absolue. Nous avions un code pour communiquer, que nous seul connaissions. C'est pour ça que depuis que je l'ai, personnes d'autre que moi n'a réussi à le monter. Je l'avais débourré à ma manière avec l'aide de Jonhathan, le coach que ma grand-mère avait engagé. Je n'aimais pas trop travailler avec lui, je préférai être toute seule sans que quelqu'un me dise quoi faire. Ce que je n'aimai surtout pas chez lui, c'était sa manière de rabaisser les gens, de les rembarrer comme s'ils étaient les personnes les plus nules du monde.
Quand je fus de retour à la maison, je fus soulagée de voir que ma grand-mère dormait toujours, comme le reste de la maison. Je me déshabillai et remis mon jogging en polaire et mon T-Shirt trop grand qui me servaient de pyjama. Il était trois heures et demie du matin. J'éteignis la bougie, posai ma tête sur mon oreiller et remontai la couette jusqu'à mon cou. Malgré mes paupières lourdes et ma fatigue apparente, je ne m'endormis pas. Quelque chose me disait qu'il allait se passer quelque chose de bizarre. Je ne sais pas quoi, mais mon instinct me le disait. Ce fus peut-être la raison de mon éveil insensé. Ne trouvant le sommeil, je me mis à m'inventer une histoire, où plutôt à reprendre là où je m'étais arrêtée la nuit précédente.
C'est en rêvant que les bras de Morphée finirent par m'emporter avec eux au pays des rêves.

~

> les therme d'équitation et tout le tralala qui va avec est simplifié car cette histoire est pas forcement destiné pour ceux qui aiment les chevaux, ils sont justes là car j'en ai besoin, pour après ^^
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Re: l'écriture...

Message par Hobbit le Mer 2 Déc - 18:17

Et bien moi j'ai hâte de lire la suite!!!
C'est bien écrit en tout cas!
Félicitations!!
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Re: l'écriture...

Message par TeddyBear le Mer 2 Déc - 18:19

Ow, bah...merci :)
Je te met la suite si tu la veux, c'est peut être un peu trop chargé à mon gout...mais bon, je commence juste, j'ai beaucoup de chose à apprendre encore !





walk a lonely road
The only one that I have ever known
Don't know where it goes
But it's home to me and I walk alone
I walk this empty street
On the boulevard of broken dreams
Where the city sleeps
And I'm the only one and I walk alone ...

Le brun continuai à chanter. Je connaissais cet endroit. Il y avait de la neige de partout de grandes montagnes, des chalets en bois. Je me rendis compte qu'il chantait une chanson que j'écoutais souvent. Et qui était aussi ma sonnerie de portable. Mon potable !
Je me réveillai en sursaut. Je cherchai l'interrupteur de ma lampe de chevet. Quand je le trouvai enfin, la sonnerie s'arrêta. J'actionnai le bouton mais rien ne s'alluma. Je soupirai et me tapai la tête, j'avais oublié la coupure de courant. J'ouvris mon tiroir et cherchai ma boîte d'allumettes. J'ouvris la boîte, en pris une et la frottai contre. Le bout de l'allumette s'enflamma et je pus allumer la bougie. Je secouai l'allumette pour l'éteindre puis la reposai sur ma table de nuit. Enfin, je pris mon portable. Un numéro qui m'était inconnu s'afficha sur l'écran suppérieur. Qui cela pourait-il être ? La sonnerie résonna à nouveau. Devais-je répondre ? J'hésitai quelques instants, puis, d'une pression somnolente du doigt, appuyai sur le "ok".

"Allo ?
- Oui Ruby, comment ça va ? Demanda une voix masculine, pas très grave. "

Qui était cette personne? Comment connaissait-elle mon nom ? Je n'avais jamais entendu cette voix, elle semblait appartenir à un homme, adulte.

"Euh... Excusez-moi mais... Qui êtes-vous ? Demandai-je.
- Voyons, ne fait pas l'idiote, je suis ton père, dit l'homme comme si c'était une évidence."

Mon père ? Tout bonnement impossible. Il n'aurait pas pu avoir mon numéro, et, si c'était le cas, qui lui avait donné ? Je chassai cette question de ma tête, ce ne pouvait être lui.

"Qui êtes-vous ? Ce n'est vraiment pas drôle ! grondai-je.
- Ruby, arrête de faire l'enfant ! répliqua la voix soudain plus grave.
- Je n'ai pas de père, raillai-je.
- Passe-moi ta mère, elle, elle te dira la vérité. "

La plaie de mon coeur mal recousue se déchira, la faisant saigner abondament. Des images envahirent ma tête, des sortes de flash-black.

" Alors, tu me crois maintenant ? Reprit la voix."
- Comment osez-vous ?? crai-je.
- he ! Ruby qu'es ce ...
- La ferme ! Elle est morte ! "

Je n'avais jamais dis ça mais, jamais encore un inconnu c'était fais passer pour mon père !

" Ah... je ne savais pas, sa voix ne laissai paraître aucun ton d'excuse. Alors, tu veux venir avec nous ?"

Comment ça "tu venir avec nous?". Qui était ce "nous" ?

" Ou ça ? demandai-je, toujours énnervée.
- Ba, à la montagne ! J'allais te proproser de venir.
- Comment tu peux demander ça ?! Quinze ans que je n'ai pas de nouvelles ! Quinze ans que tu m'as abandoné !
- Je sais mais..."

Je ne lui laissai pas le temps de répondre, je lui raccrochai au nez. Soit, c'était une très mauvaise blague très pueril pour un homme de cet âge là, soit, il disait la vérité, et si s'était le cas, pour quoi ressortait-il de l'ombre après autant d'années ?
Je finis par regarder l'heure. Il était déjà dix heures. Bizarre que ma grand-mère ne m'ait pas réveillé plus tôt. Je remarquai alors que Bounty n'était plus là, elle devait l'avoir sorti. Je décidai de passer ma journée au centre équestre, mais avant, je devais dire à ma grand-mère que mon "père", qui n'en portait soit dit en, que le nom, m'avait appeler. Chose assez difficile vu le degré de haine qu'elle éprouvait à l'égard de mon père. Non, pas la peine de me gâcher la journée, je lui annoncerai ce soir, au diner. J'allai dans ma salle de bain qui était reliée à ma chambre. Je commençai par brosser ma tignasse brune emmêlée puis mis mes affaires d'équitation que j'avais utilisés cette nuit. Je descendis au rez-de-chaussée puis allai dans la cuisine. Quand j'entrai, une bonne odeur de cuisine envahit mes poumon.

- Bonjour Grand-mère, la saluai-je.
- Enfin debout, maugréa-elle, les jeunes d'aujourd'hui ne savent pas que c'est le matin qu'on bouge, pas l'après midi, si mon père verrai ça, une paire de claque voilà ce qui les attendrait !

Je la laissai pester contre la nouvelle génération et attrapai deux pommes. Je croquai dans la plus mure et enfouis l'autre dans ma poche.

- Où est Bounty ? La coupai-je.
- Ce maudis chien est parti au haras avec Stefan.

Stefan, c'était un des palefreniers qui s'occupait du haras, mais il était comme les autres, il m'ignorait, évitait mon regard. Ma grand-mère connaissait son nom parce que c'était le «chef» des palefrenier, il était là depuis qu'il avait quatorze ans, il en avait vingt-sept aujourd'hui. Après avoir finis ma pomme, je retournai dans la salle de bain, me brossai les dents et m'attachai les cheveux en queue de cheval. Je pris mon polaire bleu et allai chercher un sac dans mon dressing. Je pris lui qui contenait ma bombe et en pris un autre qui servait normalement à cet effet. Je mis les guêtres et les protèges boulets à l'intérieur, mis les ficelles qui servaient à fermer les sacs autour de mon bras, mis mon filet sur mon épaule et pris ma selle et le tapis. Elle était sacrément lourde pour sa taille.

En descendant les escaliers, j'eus le malheur de faire un peu trop de bruit, ma grand-mère ne manqua pas de me le faire remarquer. Une fois dehors, j'eus la surprise de voir qu'il faisait beau. Le ciel était dénudé de nuages et le soleil faisait scintiller la neige, toujours présente, comme des diamants. Je portai toutes mes affaires jusqu'au haras. Arriver enfin là bas, mes bras allaient lâcher tellement c'était lourd. A bout de souffle, je m'étalai sur le sol. Je n'avais personne pour me relever, c'est ça qui différencie de toutes les personnes qui étaient ici. Tout le monde se connaissait, s'aidait. Mais bien sur pas question de jeter un regard ou d'adresser la parole à la petite fille de la vieille. Je me relevai puis essayai de démêler les rênes enroulées autour de ma jambe. Je finis par y arriver et me dirigeai vers l'écurie. Je posai la selle sur le porte selle du box de Silver, mis le filet dessus et posa mes sacs par terre. Je remarquai que quelque chose était posé sur la porte du box. Mon trousseau de clef, posé sur un morceau de papier. Je fronçai les sourcils, pris le papier et le déplia.

«tu les avais oubliées cette nuit, je les ai retrouvées en faisant le box de Silver Star et j'ai pensé que tu aurais des problèmes si tu les avais perdues.
Ryan.»

Ryan ? C'est qui ça Ryan ? Je me retournai cherchant quelqu'un que je ne connaissais pas du regard. Juste en face de la où j'étais, un garçon, de dix-sept ans peut être, me regardait, appuyé sur une fourche à l'intérieur du box de Over Night. Je fronçai les sourcils, je ne l'avais jamais vu. Il se redressa, me regardant encore, fit un petit sourire puis reprit son travail. Bizarre.
Je montai tout le matin, je fis une heure et demie de saut, avec Jonhathan, puis je fis une balade dans les bois d'une heure, tranquillement, au pas. Silver Star avait eu peur d'une biche qui avait surgit d'un buisson, plus de peur que de mal, la biche s'était arrêtée quelques secondes, observant ce grand animal gris, avant de repartir d'où elle était venue. Il était midi passé quand je rentrai à l'écurie. Je dessellai mon cheval puis le brossai. Je lui mis sa couverture en polaire puis le lâchai au paddock. Je restai un moment, appuyée sur la barrière en bois, le regardant faire des cabrioles dans la neige. Un bruit de pas me sortit de mes rêveries. Je tournai la tête, Oliver se tenait à coter de moi, un sac longchamps dans ses mains.

- Votre repas, Miss Ruby, dit-il avec une voix sans aucune intonation.
- Merci, Oliver, répondis-je.

Je pris le sac qu'il me tendait puis il tourna les talons et repartit. Je le suivis du regard jusqu'à ce qu'il eut disparu de mon champ de vision. Je soupirai, ma grand-mère était obligée de prendre un sac longchamps pour mettre un sandwich dedans, c'était exaspérant. J'allais dans le hangar à foin, posai mon sac sur une grosse botte de paille et pris un gros tas de foin. Je le transportai jusqu'au paddock, une fois arrivé, je le mis dedans. Silver arriva au petit trot et s'arrêta pour grignoter. Il prit un gros tas de foin, releva la tête et la secoua pour en avoir un peu moins. Je souris et rigolai intérieurement. Je le laissai manger tranquillement et retournai dans la grange. Je trouvai Bounty en train de s'amuser avec les chats, se roulant dans la paille et leur courant après.
Je m'assis sur la botte de paille où j'avais posé mon sac quelques minutes auparavant et je commençai à manger mon sandwiche jambon/mayo. J'avais presque fini quand le garçon de toute à l'heure fit son apparition.

- Euh... Il y a quelqu'un qui te demande dans la coure, une certaine Mrs Atwood, dit-il.

Je fronçai les sourcils, qui pouvait bien nous rendre visite à cette heure ci ? Je me levai, posai mon morceau de sandwich sur mon sac puis sautai à terre. Je suivis... euh... ça devait surement être Ryan, jusqu'à dans la coure où un van tracté par un 4 x 4 dernière génération était garé en plein milieux, une femme portant un tailleur noir, malgré la température, et des lunettes de soleil appuyée contre. Je me postai devant elle, elle me dévisagea de haut en bas.

- J'ai demandé un responsable, pas une gamine de seize ans, siffla-elle.
- Dix-neuf ans, corrigeai-je, toutes les personnes ici sont sous mes ordres.

Mensonges, mais je savais très bien comment parler à ce genre de personne.

- Bien, reprit-elle avec un sourire, aussi froid que la neige, et en relevant ses lunettes de soleil dans ses cheveux. J'ai quelque chose pour vous. Vous, dit-elle en pointant le doigt sur Ryan, sortez le du van.

Ryan soupira d'exaspération et alla sortir le cheval.

- Tenez, c'est les papiers de Prancer.

Je pris le livret qu'elle me tendait puis l'ouvris. Quand je vis le nom du père de la jument, et non du cheval, j' hoquetai de surprise. Mrs Atwood eut un sourire satisfait. Un bruit sourd nous fit sursauter, je tournai vite la tête vers l'arrière du van.

- Oh là ! S'exclama Ryan.

Prancer se cabrait, ruai, je voyai de la terreur dans ses yeux.

- Voilà pourquoi je vous l'amène. Elle est complètement retourner à l'état sauvage.
- Mais... Pourquoi ? Elle doit pourtant être une très bonne jument...
- Oh oui elle l'est, mais ses anciens propriétaires étaient des personnes âgées qui l'ont acheté pour leur petite fille de dix ans, comme elle est très dominatrice et qu'elle a un sale caractère, ils l'ont laissé dans un pré et voilà le résultat.

Je m'avançai lentement vers Ryan, arrivé à sa hauteur, j'attrapai la longe, et au lieux de tirer dessus comme il le faisait, je la détendis en murmurant des paroles rassurantes. En quelques secondes, elle s'arrêta, respirant comme une bête enragée, ses membres tremblant comme une feuille. Je m'avançai doucement vers elle en tendant la main. Je me postai à un mètre et attendis qu'elle avance vers moi. Elle vint poser ses naseaux chauds au creux de ma main.

- Impressionnant, souffla-elle.
- Ryan, accompagne Mrs Atwood dans le bureau, je vais le mettre à l'écurie et lui mettre une couverture, elle est frigorifiée.

Il eut un petit sourire discret en m'entendant prononcer son nom.

- D'accord Miss Royce.

Je le regardai avec un air étonné, il donna en coup de tête vers Mrs Atwood puis tourna les talons. D'où connaissait-il mon nom ? Je ne portait même pas lui de ma grand-mère, n'y lui de ma mère puisqu'elle était divorcée. J' haussai les épaules, chassant cette question de ma tête, je ne pouvais y répondre toute seule de toute façon.

- Aller Prancer, vient ma belle.

Je commençai à avancer, Prancer me suivit sans broncher, j'eus alors du mal à croire que c'était la même que toute à l'heure. Je la mis dans le box libre à côté de Silver Star, refermai la porte puis allai chercher une couverture dans la sellerie. C'est quand je rentrai à nouveau dans le box que je remarquai à quel point c'était une belle ponette. D'une robe peu commune, isabelle, une de mes préférées, une raie de mulet parcourait son dos, sa couleur devenait plus foncée sur la croupe. C'est alors que je me rappelai de Mrs Atwood, je me dépêchai de lui mettre sa couverture, puis je couru jusqu'au bureau. Un silence de mort régnait dans la petite pièce. Mrs Atwood était assise les jambes croisées sur un fauteuil à côté du bureau, et Ryan... lui avait disparu. Nous passâmes plus d'une demi-heure à discuter sur le tarif de la pension et du débourrage. Après nous retournâmes voir Prancer, Mrs Atwood avait demandé à ce que je l'essaye. J'avais refusé, mais elle avait tellement insisté que j'avais été obligé de céder.
Je l'avais vite regretté, rien que pour monter sur son dos j'avais mis un quart d'heure, une fois dessus, j'avais eu le droit à un vrai rodéo. J'imaginai alors cette jument dans les mains d'une petite fille de dix ans. Les gens sont parfois inconscients. Une fois qu'elle fut un peu calmée, je descendis, et la remettai au box. Ryan s'occupa de la desseller tandis que je disais au revoir à Mrs Atwood. Il était déjà trois heures et demie, j'avais encore quelques chevaux de propriétaires à monter.

Il était presque dix-huit heures quand je rentrai. Ma grand-mère était en train de lire un gros livre, ses grosses lunettes un peu descendu sur son nez fin et crochu. Elle ne me regarda même pas alors que je montai dans ma chambre. Je pris une douche, bien chaude pour réchauffer mon corps frigorifié puis m'enroulai dans un peignoir. Je séchai mes cheveux, puis mis mon jogging et mon T-shirt trop grand. Je décidai de prendre mon courage à deux mains et sortis de ma chambre pour aller au salon. Ma grand-mère était toujours là, au même endroit. On aurait dit une statue de la Renaissance. Je m'assis sur le vieux canapé en velours rouge en face d'elle, les jambes croisées. Je me mis à me caresser les doigts, chose que je faisais tout le temps quand quelque chose me perturbait. Sans lever le nez de son livre, ma grand-mère me dit :

- Qui a-t-il ? Quand tu te trémousses comme ça c'est parce que tu as quelque chose à dire.
- Euh... Ou... Oui en effet.
- Cesses de bégayer et parles.
- Et bien... Voilà... , je laissai passer quelques secondes, papa m'a appelé.

Quand elle m'entendit prononcer ces mots, elle baissa son livre et remonta ses lunettes. Me regardant comme si j'étais une folle évadée d'un Hopital Psychiatrique.

- Qu'as-tu dis ? S'exclama-elle.
- Papa m'a appelé, répétai-je
- Comment ose-il ? S'énerva-elle, Comment ose-il appeler après tout ce temps ?
- Il voulait m'emmener à la montagne avec...lui.
- Non, répondit-elle d'une voix stricte.
- Qu'as tu répondu ? S'empressa-elle de demander.
- Non, biensur.

Elle parrut se détendre un petit peu.

- De toute façon, tu n'y serais jamais allée, les vacances ne sont pas faites pour toi, tu dois travailler.
- J'avais...j'avais pensé retourner à Arêche... quelques jours seulement !
- Hors de question !
- Pourquoi ? Juste deux trois jours, pour me changer un peu les idées, s'il vous plait grand-mère ! la supliai-je.
- Non, c'est non, montes dans ta chambre.
- Quoi ? Mais...
- J'ai dis, montes dans ta chambre.

Je me levai, furax, je sortis du salon en claquant la porte et allai m'enfermer dans ma chambre.


Dernière édition par TeddyBear le Mer 2 Déc - 18:22, édité 1 fois
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Re: l'écriture...

Message par TeddyBear le Mer 2 Déc - 18:20

et le Chapitre 2 :

En entrant dans la chambre, je m'effondrai sur le lit. Sa réaction était prévisible, je ne sais même pas pourquoi je m'avais mis dans la tête que je pouvais espérer aller en vacances quelques jours. Et d'abord, cette idée sortait d'où ? Ce fut peut être l'appel de mon, soit dis en père, qui avait fait remonter des souvenirs à la surface. J'avais arrêté de compter le nombre d'été et d'hiver que je n'avais pas quitté cette demeure. Mes seuls vacances étaient le travail au haras, l'entraînement, une ballade dans les champs de temps en temps. J'avais une idée bien précise de l'endroit où je voulais aller, un rêve, un souvenir. Je passai une bonne partie de la nuit à pester contre ma grand-mère et contre mon ....père. J'ignorai les cris de famine de mon ventre, aucun risque que je ne descende, je ne voulais pas donner satisfaction à ma grand-mère, je descendrai en douce cette nuit.
Je me relevai d'un coup, c'est ça qu'il fallait faire ! Partir en douce ! Je me levai, enfilai mes pantoufles et courrai dans mon dressing. Arriver dedans, je m'arrêtai, mon cœur battait sous l'effet de l'adrénaline, je fis demi tour, allai jusqu'à mon bureau, pris la chaise et retournai dans le dressing. Je montai dessus et attrapai ma valise qui était tout en haut.
Je descendis puis posai bruyamment ma valise sur la chaise. Je fis tombé tous mes vêtements chauds dedans, mélangeant chaussettes, pantalons, pulls et T-shirts. Après avoir presque vider mon dressing dans la valise, je bataillai pour la fermer. Bounty s'était assit à l'entrée du dressing, me regardant comme si j'étais folle à liée. Il avait peut-être raison, mais je n'y pouvais rien, ça m'excitai de ne pas obéir, pour une fois. Je grimaçai quand j'imaginai les représailles de ma grand-mère quand je rentrerai. Je me rendis compte alors que je n'avais aucune affaire pour skier, mes dernière vacances remontaient à plus de dix ans. Abandonnant ma valise a moitié fermée, je me dirigeai vers l'étagère à livres. Je passai plus de dix minutes à chercher le livre que je voulais. Je finis enfin par trouver le cinquième tome d' Harry Potter, un gros pavé de plus de neuf cents pages. Je l'ouvris au milieu où une grosse liasse de billet était retenue par un élastique. Je les pris puis remis mon livre dans l'étagère. J'allais prendre une enveloppe sur mon bureau et mis les billets à l'intérieur avant de la fourrer au fond de ma valise.
J'achèterai le tout sur place. Je pris mon sac à dos poser au pied de mon bureau et je mis mon porte feuille à l'intérieur. Je finis par ouvrir la porte et descendis dans la cuisine. Je pris quelques gâteaux et un pomme, puis fouillai dans les placards pour trouver un paquet de croquette. Il était évident que je devais prendre Bounty, je n'allais pas le laisser pendant deux semaines dans les mains crochues de ma grand-mère. J'essayai de faire le moins de bruit possible avec le plastique, chose assez difficile.
J'étais presque en haut quand un bruit strident se fit entendre. J'avais marché sur la mauvaise marche, celle-ci avait grincé, comme un cris d'effrois dans la nuit. Je m'immobilisai. Je ne faisais pas un geste, de peur que ce cris retentisse à nouveau. Je n'arrivai plus à contrôler ma respiration, celle-ci était rapide, saccadée, bruyante. Je mis une main sur ma bouche pour faire moins de bruit. J'attendis, dans le noir, l'oreille et les yeux a l'affut d'un bruit ou d'une lumière. Mais rien. Rien ne vint. Je restai plus de dix minutes debout sur ma marche, mes membres étaient pétrifiés, comme si un petificus totalus m'avait touché. Je fis un petit mouvement, essayant de m'échapper de ce piège. Le bois grinça un peu, bloquant ma respiration, je montai les trois dernières marches à une vitesse affolante, et entrai dans ma chambre à la vitesse de la lumière. Je restai un moment appuyer contre ma porte. Puis, je me mis à rire. Bounty avait raison, j'étais folle, ça n'allait jamais marcher ! Alors, deux proverbes vieux comme le temps me donnèrent un peu d'espoir, qui ne tente rien n'a rien et, ne jamais dire jamais. Je n'avais jamais rien tenté, mais, mieux vaux tard que jamais. Je ris moi même du jeu de mot, repris enfin confiance en moi et allai mettre le paquet de croquette dans mon sac à dos. Je fis charger mon lecteur DVD portable et fourrai quelques DVD pris au hasard dans mon sac. Je finis par m'habiller, prenant les quelques habits qui n'étaient pas rentrés dans ma valise. Un simple jean noir avec un débardeur violet. J'essayai enfin de me calmer un peu, respirant profondément. J'allai m'allonger sur mon lit, et fermai les yeux.
Il était seulement quatre heure du matin quand, faute de pouvoir patienté plus longtemps, je décidai de partir. Mais alors, un dilemme s'opposa à moi. J'étais au troisième étage, descendre jusqu'en bas avec une valise d'une trentaine de kilos était du suicide. J'allais faire beaucoup trop de bruit. Je jetai alors un coup d'œil à la fenêtre. C'était haut, certes, mais il n'y avait un peu moins de deux mètres qui me séparait de la grange ralliée à la maison où il y avait notre réserve de bois sec pour les cheminées... Un jour de grêles, les balles de tennis glacées qui étaient tombées du ciel avaient laissé un trou dans la toiture, qui n'avait pu être réparée à cause de la neige qui était tombée juste après. Peut-être la chance me souriait-elle un peu pour une fois ? Je débranchai mon lecteur DVD et le mis dans mon sac à dos, je mis aussi mon portable et mon chargeur ainsi que quelques dernières babioles et fermai pour de bon tous mes bagages. Je poussai les rideaux blancs transparents puis ouvris délicatement la fenêtre, une légère brise effleura mes joues, il faisait froid mais moins que la nuit précédente. J'amenai mes bagages prêt de la fenêtre et les fis tomber un à un sur le toit, qui était heureusement plat et non en pente. Je finis par faite monter Bounty sur le bord de la fenêtre. Après avoir fait de mon mieux pour refermer la fenêtre, je respirai un bon coup avant de sauter. J'atterris en bas dans un petit bruit sourd. Bounty me regardai, la tête en bas, la gueule ouverte laissant échapper des petits couinements.

- Aller viens, saute ! Lui dis-je en ouvrant les bras , prête à le rattraper.

Après quelques minutes d'encouragement, il finit par atterrir dans mes bras, qu'il était lourd ! Je le posai vite à terre. Je fis glisser ma valise jusqu'au trou puis les fis glisser dedans. Moi, je pris l'échelle qui avait été mise là pour reboucher le trou et Bounty quand à lui, sauta avant que je ne lui dise quoi que ce soit. La grange avait deux étages, je descendis donc trainant mes affaires.
L'adrénaline s'était un peu apaisée depuis que j'étais sorti, maintenant, j'étais plutôt anxieuse lorsque je posai ma valise contre le grand mur en pierre de la mairie et que je m'assis dessus. Bounty vint m'apporter un peu de réconfort en s'asseyant à mes cotés. Prenant mon courage à deux mains, j'envoyai un message à mon père, lui disant que j'avais changé d'avis, ce qui était faux, que je voulais bien aller avec lui... et surtout de venir me chercher. J'avais gardé son numéro quand il avait appeler ce matin.
C'est bien la première fois que j'envoyai un appel au secours, qui n'en était pas vraiment un.
Je reçus sa réponse quelques minutes après. Il me disait que c'était ok, qu'il passerai me chercher vers six heures du matin et qu'il était "content " de mon changement d'avis. J'avais peur. Oui peur. Un inconnu allait m'enmener loin, loin d'ici, loin de mon passé. Un passé qui ne m'avait jamais quitté.

J'étais toujours assise sur ma valise, Bounty me chauffant les pieds. J'avais froid, mon manteau en toile ne servait pas à grand chose. Je regardai les portes de l'église, les yeux livides, ne faisant guère attention aux rares voitures qui passaient devant moi, glissant parfois sur la route mal déneigée.
Cependant, une voiture m'arracha à ma contemplation. Elle n'était surement pas de la région, la plaque d'immatriculation en était la preuve. C'était un énorme 4x4, qui roulait doucement sur le sol gelé malgré ses roue monstrueuse. Ses phares m'aveuglèrent quand elle passa devant moi. J'entendis un petit crissement et l'engin s'arrêta devant moi. La vitre teintée côté conducteur descendit, me laissant peu à peu apercevoir un visage, que je ne pouvais bien voir à cause de l'obscurité.

- Bonjour, me salua une voix masculine. Je cherche une certaine Ruby. Ruby Royce, continua-il.

Je frissonnai. Cétait...Mon père se tenait devant moi ? Impossible. Et pourtant. Je me relevai, gêné par mon mouvement, Bounty se leva aussi. Je m'avançai, hésitante, vers la voiture.

- Euh... C'est, c'est moi, bégayai-je.

L'homme haussa les sourcils et commença à me dévisager. Maintenant plus près et aider par la lumière de la voiture, je pus enfin voir son visage. Il avait les même traits fins que moi, des yeux chocolat, des cheveux noirs grisonnant, un menton mal rasé. Les six coups du cloché retentirent sur le village, raisonnant sur chacune des ruelles.

- Ruby ? (il fronça les sourcils) C'est toi ?
- Euh... Oui, dis-je en haussant les épaules.
- Ça alors, comme tu as grandis ! s'exclama-il.

A quoi il s'attendait ? A revoir la petite fille de quatre ans qu'il avait abandonné ?

- Les gens changent, en quinze ans, raillai-je.
- Excuse moi Ruby, de ne pas avoir été là, je n'aurais pas du, sourit-il.

Pourquoi souriait-il ? A son regard, à son expression, on aurait dit qu'il ne regrettait en aucun cas ce qu'il avait fait. Mon cpeur se serra.

- Tu... commençai-je.
- Tu vas prendre froid, attends, je vais t'aider à mettre ta valise dans le coffre, me coupa-il en sortant de la voiture.

Avançant vers mon énorme valise, il se stoppa.

- Qu'es ce que ce chien vient faire là ? Demanda-il, la voix pleine de reproches.
- C'est... C'est mon chien. Je ne peux pas le laisser là.
- Hors de question d'avoir un animal dans la voiture !
- Alors je reste ici avec lui ! commençai-je à m'emporter.
- Ne soit pas stupide, tu ne...
- Très bien, je reste ici.

Un claquement de porte se fit entendre. J'entendis des bruits de pas feutrés sur la neige. Une silhouette apparue de derrière. A sa vue, j'arquai les sourcils. C'était une fille, je lui aurait donné seize ans, avec de grands yeux marron et une chevelure blonde foncée, lisse, descendant jusqu'aux épaules. Ses yeux étaient maquillés, ses lèvres brillaient. Elle portait un T-shirt ultra moulant rose fuchsia, avec un jean taille basse gris. Par dessus, une doudoune noire à moitié ouverte.

- Ah ! s'exclama-elle. Alors c'est elle Ruby, papa ?
- Exact. Blair je te présente Ruby, Ruby, voici Blair, ta demie-sœur.

Je restai sous le choc. Ma bouche était tellement tétanisée, comme le reste de mon corps, pour émettre un son, ou même s'entrouvrir. Je restai figer, droite comme un "i". La fille sourit d'un sourire arrogant, un de ces sourire que je détestai.

- Salut ! Dit-elle en me serrant dans ses bras comme si nous étions les meilleures amies du monde.

Je ne répondis pas à son étreinte, pour qui se prenait-elle celle la ? Elle ne s'en préoccupa pas et commença à parler. J'étais toujours abasourdi pour entendre son monologue.

- Bon aller on part ou pas ? S'exclama-elle. Il fait un froid de canard dans ce coin paumé !

Cette phrase me fit sortir de ma transe.

- Aller ! Viens ! Continua-elle en me tirant pas le bras pour me fourrer dans la voiture.

Toujours choquée, je ne pus contester. Elle ouvrit la portière avec une certaine violance, et m'insita à entrer pendant que la porte du coffre clacquait.

*


Cela faisait quelques minutes que nous étions partis, je ne savais toujours pas où nous allions... Je regardai le paysage défilé sous mes yeux endormis.

- Dis-moi Ruby, dit mon père après un long silence.
- Mmmh ? murmurai-je en relevant un peu la tête.
- Je ne sais pas si c'est vrai mais, est-il vrai que tu as un chalet à Arêche ?

J'écarquillai les yeux, comment savait-il ça ? Et pourquoi savait-il autant de chose sur moi alors que pour moi, lui n'était qu'un étranger ?

- Euh...Oui.. Comment tu le sais ?
- Peu importe. Bref, j'ai pensé que nous pourrions aller là bas pendant le séjour, comme ça, ça évitera de payer l'hôtel.

Je mis plusieurs secondes à comprendre le deuxième sens de cette question. Ce n'était certainement pas pour renouer les liens qu'il avait pris contact avec moi, c'était uniquement pour prendre des vacances tranquille sans loyer à payer.

- Alors ?
- Euh... Ok... marmonnai-je.

Je baissai la tête et commençai à broyer du noir. L'espoir m'avait fait vivre quelque moment....je ne dirai pas, heureux, mais...suffisemment pour que cela égaye un peu ma vie. Ce espoir avait fondu aussi vite qu'un glaçon en plein été.
C'est seulement quand la voiture commença à faire des virages serrés que je relevai la tête. J'aurai pu les reconnaître entre mile, ces virages. Il y en avait huit en tout. C'était le signe que nous allions arriver dans le petit village dans quelques minutes, mon cœur se mit à battre plus fort, comme s'il s'était mit à faire une danse joyeuse à la vue des montagnes enneigées.
Enfin nous arrivâmes dans le petit village, les chalets en bois au toit recouvert de neige, les petits magasins où le miel, le fromage ou encore les petites sculptures en bois étaient fièrement exposés. Tout cela me remmena dix années en arrière. Je guidai mon père jusqu'à mon chalet, il était très grand, plus d'une centaine de mètre carré, avec un petit terrain et une petite écurie. Le moteur s'arrêta enfin après deux heures et demie de route. Je tournai la tête, Blair dormait avec ses écouteurs dans les oreilles, son I'pod était juste à côté d'elle. Une petite idée me vint. Avec un sourire je pris l' I'pod et mis le volume à fond. Blair poussa un petit cris et commença à gigoter dans tous les sens pendant que moi, je rigolai intérieurement. C'était puéril, je sais, mais ça faisait longtemps que je n 'avais pas eu l'occasion de faire des gamineries. Reprenant un peu ses esprits, elle baissa le son et me lança un regard noir.
Je sortis de la voiture et fis sortir Bounty. Il commença à courir de partout, se roulant dans la neige, sautant partout. J'allais aller vers la porte d'entrée quand un raclement de gorge m'interrompis. Je me retournai, une femme d'un quarantaine d'année se tenait devant moi, habillée d'une doudoune grise argentée à fourrure. Elle avait la peau bronzée, très bronzée, mais, pas dans le sens naturel, elle avait du passer sous les UV une centaine de fois. Elle avait des cheveux blonds platines, surement colorer autant de fois que sa peau.

- Rubyyy !!! s'exclama-elle. Ravi de te rencontrer ! Je suis Marie ! C'est vraiment gentil de ta part de nous prêter ton chalet. Blaiiir ! Descend de la voiture tu veux !

Elle se retourna et alla vers Blair pour la recoiffer. Je n'arrivai pas à y croire... mon "père" c'était remarié avec.. ça ?! Je secouai la tête pour oublier ça et allai vers le tas de bois contre les chalets. je fouillai derrière le tas, pour enfin trouver une petite boîte en fer. Je l'ouvris et pris les clés qui étaient à l'intérieur pour enfin déverrouiller la porte d'entrée. J'entrai enfin dans le petit hall d'entrée, je pris la seule porte et entrai dans le salon, je le voyais pour la première fois en vrai, depuis qu'une décoratrice avait fait son boulot pour rénover le chalet pour les potentiels loueurs. Il y avait la grande bibliothèque, vide hormis les quelques livres rangés sur le premier étage ainsi qu'un petite sculpture en fer représentant un cheval. Il y avait aussi la télé, accrochée au mur, un petit meuble en dessous de celle-ci servait à ranger les DVD. En face il y avait un canapé rouge, qui était lui-même installé près des grandes baies vitrées. Sur ma droite, il y avait une table en bois foncé, avec ses chaises rouges, et, juste devant moi, un tapis "à poil" comme je l'avais appelé, de la même couleur. Les murs étaient peint en beige clair, seule le parquet n'avait pas changé. Je ne fis pas attention aux autres, et je fis ma visite des lieux comme si c'était la première fois que je pénétrai dans ce lieu magique.


> je mettrai la suite plus tard ^^
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Re: l'écriture...

Message par MaLys le Mer 2 Déc - 22:55

La suite ! La suite !

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Re: l'écriture...

Message par TeddyBear le Jeu 3 Déc - 0:35

je suis vraiment contente que ça plaise à des gens ...
Je sais que je n'ai pas le talent des grandes écrivaines de notre siècle mais plus tard mon rêve serait d'écrire des livres....M'enfin, ça risque pas d'arriver *un rêve sert bien à être rêver, sinon on aurait plus rien à faire quand on dort...*

Donc...voilà le chapitre suivant :

Nous étions tous dans la boutique de sport d'hiver. Ils étaient en train d'essayer leurs chaussures alors que moi, je déambulai dans les rayons. Une blonde apparue devant moi. Elle me dévisagea quelques secondes, les sourcils froncés, puis, en baissant le regard, elle dit :

- Vous cherchez quelque chose ?
- Euh... Oui, Je... je cherchais les ski neufs.
- Oh... Euh.... Je ne sais pas s'il en reste, je vais me renseigner.

Elle tourna les talons, je la suivis du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse de ma vue. Elle fut vite remplacée par... par... je ne sais pas. Je restai subjuguée, mes yeux ne pouvaient se décrocher des siens, qui ne me regardaient même pas. Je me sentis soudain... bien, stupide aussi. Je sentis que la vie que j'avais vécue jusqu'ici n'avait aucun sens, qu'elle était inutile. Mes yeux le suivirent comme un aimant, c'était incontrôlable. Ses mouvements étaient lents, comme s'ils étaient mesurés à l'avance, il se déplaçait avec temps de désinvolture, que même son percing sur l'arcade sourcilière ne me choqua pas. Je le vis passer derrière la vitrine, il tourna légèrement la tête, croisa mon regard une fraction de seconde, puis il disparut de ma vue. Stupide, pour l'être, ça, je l'étais. Pire même, j'étais pitoyable, je ressemblais à une gamine de cinq qui croyait avoir vu le Père Noël, pathétique.
Je mis quelques instants à revenir sur Terre, je m'étais aventurée sur une autre planète, en terrain inconnu. Je mis aussi quelque temps à voir que la blonde était revenue et me faisait de grands gestes.

- Euh... Ex... Excusez moi, j'étais..., je cherchais le bon mot quelque secondes, ailleurs.
- Il n'y a pas de mal. Hum... par contre, je suis désolée mais les skis neufs n'arriveront que ce soir et ne seront pas en rayon avant demain matin.
- Oh...
- Vous voulez acheter autre chose ou...
- Non, j'achèterai tout demain, merci.

Elle sourit puis accosta une autre personne. Encore déroutée, j'allai vers le banc en bois à côté de l'entrée, mes pas étaient étrangement hésitants, je ne sentais même pas le sol sous mes pieds, c'était comme si je...volai.
Je restai dans mes pensées tout le matin, les suivant bêtement dans les magasins, mon esprit n'était pas avec eux mais avec une merveille sans nom que je reverrai jamais.
C'est un peu surprise que je me retrouvai assise sur une chaise à la terrasse du restaurant de la station de ski. Mon esprit s'était soudainement réveillé, en alerte.
Cet endroit m'avait manqué. Je tournai la tête de tous les côtés, rien n'avait changer. Soudain, quelque chose.... "attrapa" mes yeux, du moins, se fut la sensation que j'eus. Je ne pus voir de quoi il s'agissait, une silhouette me cacha la vue. Libérée de cette "prise en otage visuel", je relevai les yeux. C'était une jeune femme, une serveuse vu son tablier vert foncé et à l'agenda électronique qu'elle tenait dans ses mains.

- Qu'est ce que je vous sert ? Demanda-elle d'un ton las.
- Deux pressions, répondit mon père.
- un panaché, dit Blair.

La serveuse se tourna vers moi.

- Euh... un sirop à la menthe, s'il vous plait.

Elle tapota sur son agenda et repartit.

- Tu prends un... sirop ? Me demanda Blair sur le ton de reproche.
- Bah... oui, pourquoi ?

Elle haussa les épaules puis commença à jouer avec ses mèches de cheveux. Mes yeux changèrent tous seuls de direction, la chevelure blonde de Blair laissa place à des cheveux brun... mes yeux furent de nouveaux emprisonnés. Cette sensation était à la fois affreusement désagréable, et pourtant, rien en moi ne voulait être libéré de cette emprise invisible. C'était... étrange. Depuis ce matin, tout était bizarre, vraiment bizarre. D'une, je retrouve avec un père marié avec une femme qui n'est pas ma mère et une fille qui n'est pas ma sœur, enfin, pas vraiment, de deux, il m'emmène en vacances, de trois, c'est l'endroit où je rêve de retourner depuis des lustres, et de quatre.... je reniflai, je devenais paranoïaque. Mais tout de même...
La Terre tourne dans le mauvais sens, ce n'était tout bonnement pas possible, je n'étais pas faite pour vivre une vie comme ça. Tout ce qui est autour de moi est détruit quand il rentre dans ma vie, du moins, quand il y reste trop longtemps. Tous les plaisirs violents ont des fins violentes, dans ma vie, c'était presque devenu une habitude. Je n'entendais plus rien, tout était flou autour de moi.

Quand tout le monde eut finit de déjeuner, enfin, quand ils eurent finis de manger, car mon assiette était telle que la serveuse l'avait laissée, mon père.... Marie, et Blair se levèrent. Je ne bougeai point, hypnotisée.

- On va skier une heure ou deux, dit mon père. Tu restes là ok ?
- Oui oui...

Je parlai sans vraiment m'en rendre compte... C'est alors que je remarquai quelque chose... Je le regardai. Moi, je regardai... un... un... non, pas possible, l'air contient moins d'oxygène par ici, ça doit être pour ça. Avec une force surhumaine, je réussis à détourner les yeux. Mais, cela ne marcha pas si bien que ça en avait l'air. A peine quelques minutes après, je me surpris en train de me noyer dans ses yeux. Énervée contre moi-même, je fronçai les sourcils et croisai les bras contre moi, fermant fort mes paupières.

[...]

Je descendais enfin du télésiège, mes nouveaux skis chaussés. J'avais oublié depuis longtemps cette sensation, celle de se sentir glisser sur la neige. En passant devant le restaurant, je jetai un coup d'œil à la table du fond. Personne. Il n'avait été qu'une illusion. Les trois autres qui m'accompagnaient, mon père, Marie, que j'avais surnommé la Chose, ainsi que Blair, s'installèrent à une table en bois non loin du téléski. Ils ne voulaient pas skier ce matin, je pourrai donc en profiter pour être enfin seule.
La soirée d'hier avait été un cauchemar. Moi qui était habituée à la solitude, je me retrouvai coincer dans une famille qui m'était inconnue. Marie, était vraiment... spéciale. Elle m'agaçai, beaucoup, je l'avoue. Elle avait des manières qui m'insuportaient, elle tenait parfois des propos incohérents, arrivant même à se contredire dans la même phrase. Blair quant à elle, était une enfant pourrie gâtée. Sa mère lui portait une grande affection, cherchant toujours à lui arranger quelque chose. Je l'enviait un peu.... c'est vrai. Je n'avais jamais connu ça, d'avoir une famille soudée et aimante. Je me dirigeai machinalement dans la file de personnes qui attendaient pour le téléski, ne faisant guère attention. En avançant doucement, je me mis à observer mon père.... il était en train de bécoter la Chose. Horrible vision, je grimaçai. Un peu plus bas, Blair était, à mon plus grand étonnement, assise par terre, elle caressai Bounty, que j'avais réussi à emmener sur les pistes. Soudain, mes ski touchèrent une surface dure, me faisant tomber.... enfin, je ne compris pas trop ce qu'il se passait, je m'étais sentie tomber, mais, mon corps n'avait pas touché le sol. Par réflexe, mes yeux s'étaient fermés, je les rouvris donc. Ses yeux commencèrent à me brûler les joues. Je clignai des yeux, croyant être victime de mon imagination. Pourtant, ils étaient toujours là.

- Are you Ok ? Demanda une voix, d'un anglais parfait. Hum... Désolé. Ça va ?

Je secouai la tête, voilà qu'il me parlait maintenant. Je fermai les yeux pour essayer de le chasser de ma tête. Impossible. En soupirant, je rouvris les yeux. Mes yeux rencontrèrent les siens. Je rougis, baissant la tête. Puis, sans vraiment comprendre comment, je sentis un choc, mon dos heurta le sol et une immense masse noire m'écrasa. Une C.N.I (Chose Non Identifiée) vient me lécher le visage. Réalisant que c'était Bounty qui s'était jeté sur moi, je protégeai ma tête de ses coups de langues avec mon bras.

- Beurk ! Bounty, dégage de là ! Tu m'écrases en plus !

J'entendis un rire puis mon ventre fut à nouveau livre. Une main apparue devant moi. Je la saisie sans même chercher à savoir pourquoi elle m'était tendue. Cette main m'aida à me relever puis me lâcha. Je vis Bounty sauté partout autour de moi. Je m'accroupis et il vint se blottir dans mes bras.

- Qu'es ce qu'il t'a prit, hein, gros nounours ?

Un autre main vint rejoindre la mienne dans le pelage noir de Bounty. Je relevai un peu les yeux. Celui qui avait hanté mes rêves cette nuit se tenait devant moi. Il était brun et sa chevelure désinvolte tombait devant ses yeux, lui donnant un air mystérieux, et avouons le, affreusement séduisant.
En parlant de ses yeux, c'étaient eux qui me suivaient à chaque instant. Ils étaient d'un gris strié d'éclairs bleus, ils étaient impénétrables, il m'était impossible de lire en eux. Le contraire de moi à vrai dire, je me rappelai que ma mère me disait souvent qu'on lisait dans mon regard comme dans un livre ouvert. Malgré ça, mon livre n'était qu'un parchemin vierge.

- C'est ton chien ? Me demanda-il d'une voix suave et mielleuse.
- Euh.... Oui, cette grosse touffe de poils est mon chien, répondis-je, ne pouvant m'empêcher de sourire.
- Il est chouette, Bounty, c'est ça ? Sourit-il.
- Oui, c'est ça.

Une autre main accrocha soudain le collier de Bounty et le tira en arrière. Je me redressai, en même temps que le brun. A ma grand surprise, c'était mon père. Celui ci, pour je ne sais qu'elle raison, jeta un regard noir au brun. Sans même prononcer un mot, il entraîna Bounty avec lui jusqu'à sa table et l'attacha au banc.

- Hum... J'ai fais un truc... qu'il fallait pas ? C'est tes parents ?
- Je... Je ne sais pas... Non, ce ne sont pas mes parents... Enfin, c'est mon père mais... C'est compliqué...
- Désolé, je ne voudrais pas être indiscret, son regard ma juste... étonné, sourit-il. Oh faite, j'suis Garrett.

Il me tendit la main, je la serrai avec un petit sourire.

- Ruby.
- Ruby ? C'est pas commun comme nom... Mais c'est joli.

Je dus rougir comme une tomate à ce moment là, je détournai un peu la tête.

- Bon, vous avancez vous deux ? S'exclama un homme derrière moi. Vous bloquez le passage !

Je n'avais pas fait attention, enfin, je ne me rappelai plus que nous étions dans la file pour le téléski. Garrett s'excusa auprès de l'homme et rattrapa la personne devant lui.

Je ne le revis point de la journée. Mon esprit avait pourtant vagabondé dans tous les recoins de la montagne pour le trouver, montant même jusqu'au Mont Blanc, cependant, il ne l'avait pas trouvé.

C'est au repas du soir, qu'il entra à nouveau, enfin, pas de la façon dont j'aurais voulu.

- Qui était-ce, commença mon père, le garçon.

Ne sachant pas qu'il parlait à moi, je continuai à regarder les informations à la télé distraitement. Je n'arrivai pas vraiment à me concentrer dessus.

- Ruby ! Je te parle je te signal ! S'exclama mon père.

Je sursautai. Je le regardai un peu perdu, je n'avais pas suivi la conversation.

- Euh... oui?

Il soupira d'exaspération, puis répéta :

- Le garçon, tout à l'heure, c'était qui ?

Je clignai des yeux. Il parlait de Garrett ? Peut être pas.

- Euh... Qui ?
- Tu sais, celui qui caressai ton cabot.

J'allais répliquer sur l'utilisation de ce surnom immonde pour mon Bounty, mais je me désistai et me décidai à répondre à sa question.

- Ah, lui. Aucune idée. Je ne le connais pas.

Ma réponse ne parut pas le satisfaire mais il n'ajouta rien.
C'est dans le silence que le repas se termina et que j'allais me coucher.
Je n'arrivai pas à m'endormir, encore une fois. Je restai éveiller, longtemps. Énervée de ne rien faire, j'ouvris ma fenêtre. L'air était froid, serte, mais supportable. Je montai sur le radiateur et m'assis sur le rebord de la fenêtre. De fins flocons tombaient du ciel noir. S'était un spectacle magnifique, à couper le souffle. C'est perdue dans les étoiles que je repensais à lui, à ses yeux qui étaient semblables aux astres lumineux qui brillaient dans le ciel.


[size=18px]~~ 2ème partie

Le jour qui suivit fut terne, nuageux comme le ciel. Assise dans le canapé, je regardais les immenses nuages noirs courir dans le ciel. Ils étaient semblables à des chevaux se coursant dans les airs. Des bourrasques de vent secouaient les sapins, faisant tomber la fine pellicule de neige qui s'était déposée sur les épines de ces arbres gigantesques. Mon père et la Chose regardaient la télé, une émission culinaire qui ne m'intéressait pas vraiment. Quant à Blair, je ne savais pas où elle était, cela m'importait peu.
Je soupirai en me levant. Je me traînai jusqu'à ma chambre, alors que j'allais ouvrir ma porte, je me stoppai et tendis l'oreille. J'entendis des reniflements, des sanglots. Étonnée, je continuai au jusqu'au bout du couloir. La porte de la chambre de Blair était légèrement entre-ouverte. Les bruits provenaient de la. Je passai la tête par l'embrasure de la porte et toquai légèrement. Blair était assise sur son lit, des larmes coulaient sur sa joue. Elle tenait quelque chose dans ses mains. Quand elle m'entendit, elle releva la tête et essuya ses larmes qui malgré ça continuèrent à tomber. Je poussai doucement la porte et m'avançai vers elle. Je m'assis à côté d'elle, la voir comme ça, c'était...bizarre. Je ne l'avais vu que sous un angle arrogant et gamine, alors que là, elle avait l'air...tellement fragile. Je posai une main sur dos et le frottait de bas en haut. Je ne savais pas trop quoi faire à vrai dire, je n'étais pas habituée à ce genre de situation.
Je regardai ce qu'elle tenait dans les mains. C'était en faite un cadre avec une photo à l'intérieur. Elle représentait... un garçon, blond aux yeux noirs, abordant un énorme sourire sur ses lèvres.

- .... Ca va ? Demandai-je après quelques secondes de silence.

Elle secoua la tête de haut en bas, et essuya ses yeux, une fois encore. Son maquillage avait coulé, empruntant le sentier qu'avait laissé ses larmes.

- Qui est-ce ?
- Jay, me répondit-elle en faisant un petit sourire.
- Hum..c'est... commençai-je, cherchant une formule pour ne pas me montrer indiscrète.
- mon meilleur ami, finit-elle.
- Oh...J'ai cru que...
- Mon petit ami ? Elle commença à rigoler. Ça non, notre amitié compte trop pour être gâchée.

Ces mots sortant de sa bouche m'étonnaient vraiment, jamais je n'aurais cru qu'elle était capable de tenir des propos pareils.

- Il me manque, soupira-elle enfin en se laissant tomber sur le lit.

Je fis un sourire compatissant. Moi, la seule personne qui me manquait était Silver..
Elle se redressa un peu, se tenant sur ses avant bras, et me regarda d'un air intéressé.
Je fronçai les sourcils.

- Quoi ? Lui demandai-je.
- Et toi ? T'as un petit copain ? Questionna-elle avec un sourire en coin.
- Non.
- Sérieux ? S'étonna-elle, paraissant vraiment choquer.
- Bah...oui.
- C'est juste passager, t'en as déjà eu, n'es ce pas ?

Je rougis. J'avais honte de ne jamais avoir eut de relation dans ma vie... Dire qu'une adolescente de seize ans était plus expérimentée que moi à ce sujet m'horrifiait un peu j'avoue.

- Ce rougissement veut dire oui, j'espère, s'inquiéta-elle.

Je secouai la tête négativement alors que Blair se tapait le front.

- Impossible. Complètement impossible, murmura-elle en décomposant le dernier mot.

Je soupirai et m'allongea à coté d'elle.

- Faut vraiment que je m'occupe de ton cas, tu sais, me dit-elle de la façon la plus sérieuse qui soit.

Je souris, lui souhaitant intérieurement bonne chance. Elle se leva, alla fouiller dans son eastpak et revient un bloc note et un stylo à la main. Elle s'assit en tailleur devant moi puis commença :

- Alors, c'est quoi ton style de mec ?

Je la regardai interloquer. Comment arrivait elle à parler de ça aussi facilement ?

- Euh....Je sais pas... murmurai-je.
- Roh, aller quand même, tu vas pas me dire que t'as jamais craqué pour un garçon ! T'as quel âge ma vieille ? 20 ans ?
- Juste 19, corrigeai-je.
- Ouais bah c'est pareil, on est pas à un an près. Ferme les yeux et essaye d'imaginer le mec parfait, me conseilla-elle.

En soupirant, je fermai les yeux. Sans même chercher, une image apparut dans ma tête. Je souris.

- Ah, tu vois, ça marche ! S'extasia-elle. Aller, racontes moi tout !
- Brun, cheveux mi-longs qui tombent devant ses yeux, ses yeux, ils sont magnifiques... gris... ou bleus, je ne sais pas, un mélange des deux sans doute. Grand, il est beaucoup plus grand que moi, peut être un peu plus vieux de deux ou trois ans. Il a un sourire à en faire fondre toute la neige du Mont Blanc... Merveilleux...

Je rouvris un peu les yeux, surprise du silence de Blair. Elle avait les yeux écarquillés, la bouche entrouverte.

- Euh...j'ai dis quelque chose...Qu'il fallait pas ?

Elle secoua négativement la tête.

- Tu rigoles oui ? T'as déjà de bons goûts, c'est un bon début !

Je fus un peu soulagée quand je compris qu'elle croyait cet homme uniquement fictif. D'ailleurs, il l'était peut être... Je vis plusieurs informations notées sur son carnet, elle avait écrit tout ce que j'avais dit. Elle se leva à nouveau puis retournait fouiller dans son sac. Elle revint quelques secondes plus tard avec une dizaine de magazines. Elle les posèrent sur le lit et prit le premier.
Elle passa une heure à me montrer des magazines, c'était marrant, je doit bien l'avouer. A ça façon de me présenter les garçons présents à l'intérieur, on aurait dit qu'elle essayait de me caser avec un mannequin.
J'étais contente, j'avais réussi à lui faire oublier ce Jay.
Quand elle eut enfin terminé, elle se coucha à coté de moi.

- Tu sais, j'ai toujours rêvé d'avoir un sœur, me confia-elle.
- C'est vrai ? Moi aussi... ou un frère, peut importe...une famille, t'as déjà de la chance.
- Je suis désolée, que papa est quitté ta mère...
- Oh, c'est pas de ta faute...
- Elle sait que t'es ici ?

Je me mordis la lèvre inférieur. Je n'avais pas l'habitude d'en parler... mais après quelques secondes d'hésitation, je répondis :

- En faite elle...elle est morte.
- Oh, je suis vraiment désolée, je...je savais pas.
- Pas grave, ça fait longtemps..
- Mais... tu vis avec qui, alors ?
- Ma grand-mère, grimaçai-je.

On passa notre journée à se raconter notre vie, je ne savais pas que ça faisait autant de bien de parler à quelqu'un. Je m'étais en faite trompée sur le compte de Blair, en présence de sa mère, elle essayait seulement d'être comme elle, pour ne pas la décevoir, mais en réalité, c'était quelqu'un de bien.


Dernière édition par TeddyBear le Jeu 3 Déc - 19:10, édité 2 fois
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Re: l'écriture...

Message par Tenebris le Jeu 3 Déc - 1:09

chouette histoire, par contre fait gaffe à ton orthographe, utilise le correcteur sur word et ce sera encore mieux !

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Re: l'écriture...

Message par airialle le Jeu 3 Déc - 9:58

je viens de tout lire!!! c'est excellent!! je veux la suite !!!


et t'aurais pas une photo du mec la a tout hazard?? il a l'air vachement beau

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Re: l'écriture...

Message par TeddyBear le Jeu 3 Déc - 14:33

Ah, Garrett ?
Bah.... Imagine toi un peu Chace Crawford.... c'est à peu près comme ça

Bah...la suite je l'ai pas encore écrite xD
Je vais m'y mettre ^^

Et, le truc c'est que j'ai pas Word T__T mais bon je vais voir sur OppenOffice, mais le problème avec ces trucs là c'est que ça corrige pas les fautes de conjuguaison... et je sais que j'en fais mais j'y comprends rien x)
et puis la deuxième partie je l'ai écrite à la va vite donc j'ai pas relu, donc pas corriger les fautes....
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Re: l'écriture...

Message par MaLys le Jeu 3 Déc - 16:49

Je suis fan !
Pour la conjugaison, y'a rien à comprendre, faut les connaître par coeur ! lol

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Re: l'écriture...

Message par TeddyBear le Jeu 3 Déc - 18:48

ouais c'est vrai, mais j'estime déjà que pour mon âge (14ans) savoir écrire une phrase en autre chose "ke com sa", c'est déjà pas mal x)
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Re: l'écriture...

Message par MaLys le Jeu 3 Déc - 23:19

Pas faux !!! Mais c'est pas une excuse !! lol

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Re: l'écriture...

Message par TeddyBear le Ven 4 Déc - 21:03

Oui je sais ^^
mais faut dire que l'orthographe et moi avant, ça faisait pas deux mais trois cent milions xD Nan, mais j'vous jure ! j'avais 15 sur 20 en dictée préparée ! J'essaye de m'améliorer, et d'apprendre mes conjuguaisons ^^
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Re: l'écriture...

Message par MaLys le Ven 4 Déc - 23:53

Maître Capel-lys est fière de toi ! lol

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Re: l'écriture...

Message par airialle le Sam 5 Déc - 13:49

et pis c'est quand même plus agréable de lire une histoire sans fautes surtout quand c'est long comme ça les fautes ça fatigues les yeux lol
je re précise sur les longues histoires sur les phrases courtes ça ne me gène pas j'en fais moi même

et quand tu copies colles sur le forum t'as un correcteur aussi

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Re: l'écriture...

Message par nadindio le Lun 4 Jan - 13:41

très jolie histoire, tu écris très bien. Continue, on est fan !
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